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Retour sur la conférence de G. JOSSE

Une conférence sur les métiers d’accompagnement des villes dans les pays en développement s’est tenue le 5 novembre au Panthéon. Le public était au rendez-vous, puisqu’environ une trentaine d’élèves voire plus étaient présents.

le 25 novembre 2009 à 14h44


Animée par Guillaume Josse, ingénieur territorial et chef de projet depuis 6 ans à l’AFD, Agence Française de Développement, elle a débuté par la présentation de cette institution créée par De Gaulle en 1944 sous le nom de « Caisse de la France Libre ». Pivot de la coopération française à l’étranger, il s’agit en tout premier lieu d’une banque, sous la quadruple tutelle des ministères des Affaires Etrangères, des Finances, de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité Nationale, et du Secrétariat d’Etat à l’Outremer. Sa mission principale consiste à mettre à disposition des Etats, des ONG et depuis peu des collectivités territoriales, des prêts bonifiés, à des taux très inférieurs à ceux du marché (environ 1%). Sa cible, les anciennes colonies, les pays les plus pauvres mais également les pays émergents, beaucoup de monde en résumé, soit un budget annuel consacré par an d’environ 6 milliards d’euros.

Guillaume Josse a ensuite brossé un tableau de la situation de ces pays, dans lesquelles les villes se développent pour elles-mêmes, sans lien avec leur base économique. L’objectif de l’AFD est d’y faire émerger une vision globale de la ville, encore inexistante (avoir une simple carte de la ville constitue parfois une véritable révolution), et d’y renforcer l’autonomie locale et surtout politique. Enfin il nous a présenté un projet urbain en cours au Kenya, dans la ville de Kisumu, une des premières opérations de soutien de l’investissement passant directement par la commune et non l’Etat, pour un budget de 40millions d’euros sur 23ans. L’AFD conditionne ce prêt à la création d’un projet urbain en accord avec les objectifs de chacune des deux parties, et accompagne ensuite la collectivité pour la réalisation de ce dernier, notamment par une aide technique, l’envoi d’un agent sur place. L’argent reste à Paris, l’AFD payant directement les entreprises chargées du projet après facturation. Les étudiants ont soulevé ce qui nous semble constituer deux faiblesses importantes de ces actions : l’absence de suivi des projets urbains et l’absence d’accompagnement des communes une fois les projets terminés, pour en assurer la gestion et le développement.

Enfin Guillaume Josse a précisé que l’AFD s’ouvrait progressivement à des professions plus généralistes et moins techniques tels que l’urbanisme. Avis aux amateurs….